Questions and Answers

 Hello, je me suis rendue compte qu’il manquait une page Q&A sur mon site. Elle est forcément incomplête mais vous pouvez y participer en posant vos propres questions dans les commentaires. J’y répondrai de toute façon et si elles sont assez pertinentes, elles finiront dans l’article.

 

 

 

Q: Je vous ai envoyé un mail pour vous demander des conseils et je n’ai pas reçu de réponse

Je suis désolée, je réponds la plupart du temps mais je suis parfois débordée et mon travail passe en premier.

La plupart des réponses sur le métier d’illustrateur sont sur la page dédiée.

 

 

Q: Hé, salu !!! Je t’é envoyer un mail pour avoir tes conseilles. Pourquoi tu répond pas (cry) !!!!

Hello, dans l’absolu, je ne réponds pas aux mails trop familiers qui arrivent sans formule de politesse, me tutoient d’office ( en vérité ce n’est pas déterminant, c’est juste l’addition du tutoiement et du reste), et me demandent des conseils comme si j’étais une boite automatique sans même me dire s’il vous plait. Je conçois qu’internet donne l’impression que tout est facilement accessible, mais je suis une vraie personne, qui travaille souvent d’arrache pied et même si je tiens beaucoup au partage des informations, ce n’est en aucun cas quelque chose que je vous dois.

Si je vous répondais, vous n’aimeriez pas ce que vous liriez.

 

Q: Je vous ai envoyé mon scénario et je n’ai pas reçu de réponse

Alors, là dessus, je suis vraiment terrible. Je n’ai souvent pas le temps de les lire et je n’ai pas le courage de le dire lorsque je les trouve mauvais. Je conçois bien que votre projet vous est cher mais faire de la BD en France, c’est vraiment trop risqué en ce moment. Je ne lis que les scénarios d’auteurs que je connais soit, personnellement, soit de réputation, ou alors ceux qui me sont directement proposés par les éditeurs.

 

Q : Est ce que vous pouvez me pistonner chez Marvel, me donner des astuces pour être édité ?

Honnètement, non. Je ne suis pas éditrice, ce n’est pas mon travail de recruter pour qui que ce soit. Il n’y a pas de piston dans ce métier. On vous embauche parceque vous êtes bon dans ce que vous faites , que votre univers correspond à la demande d’un éditeur et que vous avez fait connaître votre travail. Je serai bien incapable de faire éditer qui que ce soit.

Q: C’est quoi votre technique

Je travaille en digital painting, ce qui veut dire que tout ce que je fais est fait directement sur ordinateur. Je possède une Cintiq, qui me permet de retrouver les gestes du dessin sur papier puisque c’est un écran inclinable sur lequel on dessine directement.

 

Q: Ha mais du coup, c’est plus facile, c’est grace à l’ordi que c’est bien non ?

Non, si on ne sait pas bien dessiner, on ne dessinera pas mieux grâce à un ordinateur. On pourra surement faire des super rendus avec des effets de matières mais ce sera toujours sur une base mauvaise. Et ça se verra.

 

Q : Est ce que tu gagnes bien ta vie ? Combien tu gagnes par mois

 

Tout est relatif. Je n’ai pas de voiture et pas de crédit, ça facilite ma vie. Je gagne corectement ma vie par rapport à une grande majorité d’illustrateurs mais ça reste modeste. Je gagne par mois en moyenne 2200 euros avec des mois à rien ou presque et des mois à 5000.

 

12 thoughts on “Questions and Answers

  1. Bonjour Stéphanie,

    Comment faire pour me faire connaître auprès des éditeurs américains, sachant que je ne peux pas faire l’aller-retour lors des conventions américaines pour leur présenter mon book ?

    Merci !

    1. hello.
      La question est compliquée. il y a énormément de personnes qui cherchent à se faire éditer et les éditeurs sont plutôt frileux.
      Le meilleur conseil que je puisse donner est le même que donne CB Cebulski, le recruteur international de Marvel. Faites vous connaître, si vous êtes bon, on vous trouvera. En grande partie, ça veut dire être présent sur les réseaux sociaux comme twitter, tumblr, deviant art.
      Je connais personnellement deux auteurs de comics très réputés qui se sont fait repérer sur deviant et un sur Tumblr. Les salons, il y en a aussi en europe et CB en fait une bonne partie. Ne serait-ce que thought bubbles ou même Angoulême.
      Il faut savoir aussi que les gros éditeurs en général ne considèrent votre portfolio que si vous avez déjà été édité, ce qui leur donne l’assurance que vous êtes capable de porter un projet jusqu’au bout.

      Je vais finir en parlant également de qualité et de pertinence. Je vois beaucoup de portfolios de jeunes auteurs qui veulent travailler dans le comics remplis de dessins de “style comics”. En vérité, la raison pour lesquels on emploie un nouvel auteur, à plus forte raison s’il est étranger, c’est qu’il apporte quelque chose de nouveau et pas parcequ’il est conforme à ce qui a déjà été fait, ou alors il faut le faire de manière irréprochable et très vite. Donc je vous conseillerais de trouver ce qui vous rend unique et de le mettre en valeur.

  2. Bonjour, votre article répond à beaucoup de questions sur ce métier passionnant. Merci pour cela !
    Je suis en fin de formation d’illustrateur jeunesse, je dois présenter un book papier. Il m’est demandé de présenter un document soigné, qui me plaise. Ok. J’aimerais fabriquer moi-même le portfolio, pouvez-vous me donner votre avis ? m’encouragez-vous dans cette voie ? je trouve que les classeurs noirs sont pros, certes, mais trop sérieux, et j’aime la couleur ! connaissez-vous un site ou un blog qui donne des pistes ? merci pour votre réponse !

    1. Hello Béa.
      Le mieux est l’ennemi du bien parait-il.
      En fait ce qu’on attend d’un portfolio c’est la même chose que ce qu’on attend d’un site web. Qu’il soit propre, sobre et qu’il mette vos images en valeur. Il ne faut jamais oublier que ce sont vos illustrations qui doivent briller, pas leur emballage. Du coup, un peu de couleur ou de customisation, pourquoi pas, mais à la seule condition que ce soit bien de votre travail que l’on se rappelle et pas de votre classeur.
      Ayez aussi un petit quelque chose à laisser. Comme une carte postale ou un petit dépliant avec genre 3 images afin que l’on se rappelle bien de vous.

      Sincèrement

      Stéphanie

  3. Bonjour, merci beaucoup pour votre site, votre franc parlé et le recul que vous prenez sur cette activité. Je traverse une post déprime habituel chez moi durant laquelle je remet tout en question. Je suis autodidacte et je travail comme illustrateur depuis 3 ans en Côte d’ivoire (je suis français j’ai suivie ma femme qui est enseignante). J’adore ce métier, j’arrive à avoir des commandes, mais je n’ai pas encore le niveau pour travailler en France.
    J’aurai deux questions à vous poser, l’informatique et moi ou n’est pas trop copain je réalise 90% de mon travail, avec des encres, aquarelles, acryliques… Qu’en pensez vous ? technique Has been ou voie de différentiation?
    Lorsque vous avez des périodes creuses, réalisez vous des projets perso? car pour ma part j’ai une double problématique je suis chiant de nature, c’est à dire j’aime pas les commandes, je m’ennuie et mon niveau baisse, pensez vous que c’est plus facile de trouver des contrats en amenant une histoire illustré? ou d’illustré l’histoire pour une maison d’édition? Connaissez vous des illustrateur / auteur?
    Merci

  4. Hello Sylvain.
    9a fait beaucoup de questions, je vais essayer d’y répondre dans l’ordre.
    Pour commencer, la technique dite traditionnelle est en plein retour en ce moment. De manière générale, les éditeurs se fichent un peu de savoir comment tu travailles du moment que tu fournis un travail de qualité, égal à ce que ton portfolio promets. Je navigue moi même entre tradi et numérique sans que ça ne pose de problême.
    Apres il y a forcément la question de la “tendance”. Dans l’absolu c’est plus facile de travailler en tradi dans l’illus jeunesse par exemple alors que pour tout ce qui est jeu vidéo, le numérique est la règle. Pourtant, comme je le disais on assiste à un vrai retour des techniques traditionnelles en ce moment qui véhiculent plus de charme que le numérique.
    Pour se faire une idée, j’achete chaque année le llivre Spectrum qui recense le meilleur de l’art fantastique de l’année précédente. C’est un excellent vecteur pour se faire une idée de ce qui est dans l’air.

    Lorsque j’ai des périodes creuses, en général je monte des projets que je n’ai pas le temps de finir mais surtout je fais du mailing pour rappeler à mes éditeurs que j’existe et les tenir au courant de mes disponibilités.
    Personnellement, je pense être quelqu’un avec qui il est facile de travailler et j’adore le challenge des commandes, ce qui me facilite grandement la vie en tant qu’illustratrice. Je ne reste jamais sans travailler. Si j’ai du temps, je participe aux activités communautaires du forum de conceptart.org pour travailler sur mon portfolio.

    Je ne sais pas si c’est plus facile d’ammener une histoire illustrée. Si c’est faire des livres qui vous intéresse, je dirais que oui. Pour ma part, en tant qu’illustratrice de couvertures, ça m’est inutile.
    Dans L’absolu, je dirais que votre portfolio dois représenter ce que vous désirez faire. Le reste, c’est du superflu.

    Pour finir, oui, je connais beaucoup d’autres illustrateurs. J’ai fait une école d’art d’où il me reste quelques contacts mais surtout, en commençant par la BD, j’ai fait des dizaines de festivals où j’ai rencontré un nombre vertigineux de dessinateurs et d’auteurs avec qui j’ai fortement sympathisé.

    1. Bonjour Stéphanie merci d’avoir pris le temps de me répondre. Je voudrai te poser une dernière question après j’arrête de t’embêter. Généralement que préfères tu, avoir des droits d’auteur sur une production, une petite somme + 10% du PVHT ou bien vendre ton travail comme une prestation cash et ne plus avoir de droit?
      Ton site à été très utile pour moi je me rend compte grâce à tes conseils que mon book n’est pas du tout assez abouti, j’ai envoyé une maquette en France pour un album de jeunesse je croise les doigts pour qu’il trouve un éditeur. Je bosse à fond sur mon book et je le mettrai en ligne sur mon blog si tu as 5 min j’enverrai le lien. Merci encore

  5. Pour le moment, être payée correctement pour mon travail me convient. L’un n’est pas incompatible avec l’autre. Disons que si je suis créatrice de mon projet il m’est impensable de ne pas toucher de royalties, mais sur des licences, je suis commissionnée et c’est aussi quelque chose que j’accepte. ça me convient car j’aime passer vite à autre chose et savoir ce que je peux attendre du projet, en l’occurence, pour Marvel, une forte exposition et une bonne rémunération.

  6. Hi Stephanie, I don’t speak french so pardon my “english” 🙂 , I am just curious if you ever sell any of your Original Art from comic book covers, and if so, through would avenue.

    All the Best,
    Simon

    1. hey Simon

      I actually do but I usually keep it for conventions. I am planning to do a full year of traditionnal cover art, mail me if you see something you fancy

  7. Bonjour,

    J’ai vu votre site sur le net et j’en suis admiratif après de l’avoir vu et lu j’aime votre travail.

    En ce moment je peine vraiment à finir mon book pour ma formation car je ne sais pas comment bien l’organiser et je voudrais mettre en avant mes illustrations sur différents logiciels sans cela fasse redondant…

    Si vous êtes déjà tombé sur ce cas de figure. est-ce que vous pouvez me conseiller ?
    Merci d’avance pour votre aide
    Jakobi

  8. bonjour Stephanie,
    je voulais vous remercier pour vos précieux conseils et j’essaie comme il se peut d’en suivre quelques uns. J’ai une petite faveur à vous demander, vous qui êtes une professionnelle de cette profession d’illustrice. Pour faire court, je suis graphiste depuis plus de 10 ans et je voudrais me tourner vers la presse éditoriale print et web. Je suis autodidacte dans ce domaine et j’aime l’illustration, j’observe ce qui ce fait et j’en fait ma propre interpretation. Si, dans la mesure de vos disponibilités me donner votre avis ou conseils sur ma page ci dessus et comment je dois me présenter auprès d’agents illustrateurs, je n’ai pas d’info sur le sujet.
    je vous en remercie d’avance
    bien à vous
    carole

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