le métier d’illustrateur/trice

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Autant le dire tout de suite: illustrateur c’est bel et bien un métier.

Ça n’est pas un moyen facile de gagner sa vie, loin de là…

Si vous vous dites “j’aime bien dessiner, je vais en faire mon métier”, arrêtez là tout de suite !
Moi j’aime cuisiner, mais je ne suis pas prête à y passer 10 heures par jour à cuisiner des commandes (si tant est que j’en ai) et à me recevoir des critiques sur la forme de mes fondants ou le croustillant de mes panés.

Bien sûr, d’aucuns diront que tout de même on a bien de la chance, puisqu’au moins, on se fait plaisir dans notre travail… J’aimerai juste que cette phrase ne sous entende pour personne “donc c’est normal si vous êtes peu ( voire pas ) payé”.
Le bon sens populaire voudrait que l’on compense la prétention de vivre de notre art par le fait d’en vivre comme des miséreux… le mythe de l’artiste maudit a encore de beaux jours devant lui et j’en connais certains qui ne sont pas près de quitter le giron/la maison de leur maman.

Eduquer son regard

Bien sûr c’est un privilège, mais un privilège qui se mérite. Comme tout métier, il demande un temps d’apprentissage, mais là ou apprendre un métier lambda ne prendra au pire que quelques années, le métier d’illustrateur s’apprend toute sa vie, au prix de grands sacrifices souvent. Si l’on veut réussir à en vivre décemment, il ne faut pas compter les heures, les remises en questions, ou les années de galère (6 en moyenne).

J’ai récemment eu une conversation ahurissante mais totalement représentative avec un jeune dessinateur de 16 ans qui pensait que son travail était de niveau professionnel. il a finit par m’insulter en me disant que je n’étais pas meilleure que lui et que ça le fichait en rogne que des gens comme moi puissent être édités, tout ça parce que j’ai eu le tort de lui dire que son travail n’était pas prêt à être publié.

 

Ce qui m’emmène au point primordial du regard. Notre regard évolue toute notre vie. Parfois plus vite que nos capacités. C’est comme ça que tout à coup, un dessin que l’on trouvait bon à un moment nous parait risible quelques temps plus tard. Et c’est un vrai souci car on balance souvent entre le moment où l’on ne voit pas la différence entre notre travail et celui de personnes dont le travail est plus achevé et d’autres moments où l’on se déconsidère totalement.

Bien sûr parfois, on se trouve mauvais et on l’est vraiment. Mais ça n’a rien de catastrophique, il faut juste travailler un peu plus.

 

Le regard il faut l’éduquer, en même temps que la culture et le trait. Se renseigner sur ce qui se fait, se documenter sur ce qui s’est fait.

On dit parfois que la différence entre un amateur et un professionnel c’est que l’amateur attends l’inspiration pour travailler. Croyez en mon expérience, on peut attendre des jours, des semaines et des années en se disant que lorsque l’inspiration viendra, on sera le meilleur. Pendant ce temps, les besogneux travaillent chaque jour et emmagasinent du savoir et de la confiance en eux et il arrive un moment où il est trop tard pour encore prendre le train en marche.

Pour ma part, je pense qu’il faut travailler pour être le meilleur. Peu importe que l’on y arrive ou non en fait, mais le jour où l’on se contente de ce que l’on sait, je crois que l’on régresse.

 

Illustrer c’est communiquer

 

Si tout ça ne vous a pas encore découragé, on va pouvoir passer aux choses sérieuses, à savoir: comment être un illustrateur;

L’illustration c’est , en premier lieu, de la communication. On illustre quelque chose, on est le lien entre une idée et un lectorat.

Il faut faire une vrai distinction entre être un bon illustrateur et être un bon dessinateur.
Un image efficace n’est pas forcément une image “bien dessinée” au sens académique du terme. Il faut qu’elle parle. Qu’elle soutienne le récit qu’elle accompagne tout en sollicitant un imaginaire général.
Cela veut dire avoir des notions de graphisme, de couleur, de composition et une bonne connaissance du lecteur visé.

Je ne peux évidemment parler que de ce que je connais alors je vais vous dire comment je vis mon métier.

 

Je suis avant tout une technicienne. Ce qui m’intéresse dans le dessin, c’est le challenge, l’envie d’en apprendre toujours plus, d’essayer de nouvelles choses.  Je ne dirai pas que je me contrefiche de ce que je dessine car cette question a été résolue il y a quelques années mais je sais que de toutes façons, je trouverai toujours un moyen de m’éclater dans ce que je fais.

Pour la bonne raison que j’ai des grands rapports de confiance avec mes éditeurs.

 

 

ce qui m’amène à :

 

préparer et présenter un portfolio.


1. Un portfolio devrai contenir entre 10 et 30 images. Plus c’est inutile, moins c’est trop peu. A3 ou A4, peu importe finalement, mais présentés sobrement et proprement.

2. Vos travaux devraient reflèter une cohérence . Un éditeur veut savoir à quoi s’attendre lorsqu’il vous engage (quiter à adapter son book selon les éditeurs)

3. Ne mettez que des travaux qui vous plaisent, ou vous risquez de devoir travailler sur la base de choses qui ne vous enchantent pas.

4. Pas d’images trop vieilles non plus.

5. HONNÊTETÉ. J’ai tendance à croire que le plaisir se voit. Ne montrez que des images que vous faites parce qu’elles vous plaisent et pas parce que vous pensez que c’est ce que cherchent les éditeurs.

6. Ne tergiversez pas ! vos travaux doivent parler d’eux mêmes. Ne vous vantez pas et ne vous excusez pas non plus. Si vous pensez pouvoir faire mieux, faites le !!! Et si on vous dit que votre travaille demande de la maturité, ne vous vexez pas. Les éditeurs n’ont rien de personnel contre vous. Si ils vous disent de travailler plus, c’est dans leur intérêt autant que le vôtre.

7. Si on vous demande de faire des essais, pourquoi pas mais il y a des limites à ne pas dépasser en terme de travail gratuit.

8. Diplôme ou pas, on s’en moque, vous n’êtes jugés que sur votre travail. On ne m’a jamais demandé mon diplôme et par voie de conséquence je n’en ai jamais parlé. Ce n’est ni votre age, ni votre cursus qui intéresse un éditeur mais bien votre capacité à mettre en valeur son ouvrage. Pas n’importe lequel, le sien. Et c’est pourquoi un non d’un éditeur ne veut forcément pas dire que votre travail n’est pas bon mais qu’il ne correspond pas à sa recherche spécifique. Par ailleurs, il est bon de se rappeler que vous serez toujours jugé comme un professionnel. N’espérez pas un statut d’illustrateur ” débutant ” cela n’existe pas. Vous serez directement en concurrence avec des professionels aguerris,  conduisez vous comme tel !

9. ECOUTEZ ! Si quelqu’un prend la peine de vous donner son avis, ça n’est pas pour vous démolir. Les conseils sont toujours les bienvenus si ils sont formulés poliment et avec pertinence.  ( un “je n’aime pas” ne sert à rien, à l’inverse d’un “votre composition serait plus efficace si elle se basait sur les lignes de forces”)

10. Ayez quelque chose à laisser si vous rencontrez les éditeurs lors d’un salon. Ils en voient des centaines, ça ne coute pas grand chose de laisser un petit dépliant ou une belle carte de visite.

 

promouvoir son travail.

Avec les nouvelles technologies et réseaux sociaux, les moyens de présenter son travail ont totalement changées depuis 15 ans.

Avant, il était compliqué d’habiter ailleurs que Paris pour être illustrateur en France et travailler pour l’étranger , un vrai travail d’explorateur.

Après s’être montrées réticentes à tout autre démarche que ‘envoi de dossier par courrier postal ( technique extremement onéreuse à long terme pour l’illustrateur ), les maisons d’éditions se sont enfin habituées au démarchage éléctronique,

Personnellement, je démarche plutôt par mail. J’achète une fois l’an en général le guide des éditeurs du festival du livre jeunesse de Montreuil, dans lequel on trouve les adresses mail de tous les éditeurs jeunesse et BD.  J’envoie un premier mail de contact, avec un petit PDF, léger (pas plus de 5 mo) et ensuite, si on me répond non ou rien, je renvoies tous les 3 ou 4 mois, lorsque mon travail s’est étoffé, sauf si c’est un non catégorique bien sûr.

J’ai une page facebook, que vous connaissez peut être où je ne publie quasiment que mon travail. Les coucou lol mdr, ce n’est pas pour les éditeurs. J’ai également un compte twitter où n’est publié que ce qui vient de mon compte Tumblr, sur lequel je ne publie également que ce qui concerne directement mon travail. J’ai une galerie sur concept art, deviant art, comic art fans et cg society.

ça peut paraitre beaucoup, mais presque chacun de ces réseaux m’a apporté directement du travail.

En matière d’illustration, je considère qu’il est important d’occuper le terrain.

Pour finir vous pouvez aussi passer par un agent si vous voulez travailler pour l’étranger. Les tarifs sont bien plus conséquents mais les places sont extrèmement chères. Mon agent me disait qu’il reçoit 300 candidatures par jour. Cela étant, c’est faisable visiblement. En général, un agent aux états unis prend 30 % de commission. C’est beaucoup mais il s’arrange pour que l’on soit payé en temps et en heures et nous trouver du travail au meilleur prix. Par contre, les agents ne s’intéressent qu’aux artistes avec un bon potentiel, voire déjà bien installés.

En France, les agents sont plutôt mal vus des éditeurs et n’ont pas vraiment d’intérêt à travailler dans l’illustration jeunesse ou la BD quand les salaires y sont si humbles. Ils se concentrent plutôt sur tout ce qui est du domaine de la publicité, communication.

 

 

 

Voilà c’est tout pour l’instant, si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’y répondrais autant que je le peux.

129 thoughts on “le métier d’illustrateur/trice

  1. hello Dan

    Il y a beaucoup de choses dans votre message, je vais commencer par répondre, que oui, je suis sûrement comme ces vieux de la vieille, et c’est tout l’objet de mon article. Les jeunes qui arrivent dans cette profession par passion ont tendance à être tellement enthousiastes et mal informés qu’il pêchent par excès de modestie et tirent les tarifs vers le bas, tarifs vers lesquels ils ne nous reste plus qu’à nous aligner.
    lorsque l’on arrive dans une profession quelle qu’elle soit, il nous faut la pratiquer en professionnelle. Je sais d’expérience que lorsque l’on brade son travail, les gens considèrent au final qu’il ne vaut pas grand chose.
    J’adore mon métier, mais je veux le faire dans de bonnes conditions et surtout qu’on me prenne au sérieux.

    Transmettre de la passion me semble inutile. tous ceux qui se lancent dans ce métier en ont déjà à revendre. Plus de réalité leur éviterait de grandes désillusions 🙂
    J’aurai pour ma part apprécié que quelqu’un m’en dise quelques unes avant que le marché ne me passe dessus ^^

  2. Bonjour Stéphanie,

    Tout d’abord, laissez moi vous remercier infiniment pour ce merveilleux article sur le métier d’illustrateur ! Bien que réaliste il n’est en aucun cas déprimant, et moi qui ai facilement tendance à avoir peur de me lancer, je me suis tout d’un coup sentie envahi par la motivation. Je vais sûrement le garder sous le coude.

    J’en suis actuellement à ma dernière année d’études en graphisme (bientôt le grand saut !). J’apprécie beaucoup l’univers de l’illustration jeunesse et j’aurais aimé avoir l’avis d’un professionnel sur mes réalisations (et oui, encore une demande d’avis. Je sais qu’il y en a déjà eu quelques-unes dans tous ces commentaires que j’ai dévorés du début à la fin, j’espère que je ne serai pas celle de trop…. Mes oreilles sont grandes ouvertes à tous commentaires.

    Encore merci pour tous ces conseils, et j’espère avoir de vos nouvelles !

  3. Bonjour
    Je viens de lire votre édito et je me permets ce petit mail. Je pense avoir quelque talent de dessinateur et j’aimerais me lancer dans une carrière d’illustrateur. Je suis preneur de tous bons conseils. Je vous invite à aller voir mon blog pour vous faire une idée de mon travail.

    A bientôt j’espère…

    Raphaël

    1. hello Raphael

      Je ne sais pas trop quel age vous avez mais mon avis c’est que pour le moment votre travail est trop jeune. Il faut clarifier votre démarche et vous affranchir de vos influences. Pour le moment, votre plus gros souci se situe au niveau des couleurs qui manquent d’harmonie. Il faut alléger et essayer d’éviter le noir pour les ombres de la peau. Il faut aussi étudier plus d’après nature et affirmer votre propre personnalité ainsi que votre connaissance de l’anatomie.
      Je vous souhaite beaucoup de courage et de travail ^^

      sincèrement

      S

  4. Bonjour,

    Je viens de finir une formation de dessinateur illustrateur, et ne trouvant pas de travaille en entreprise je compte me lancer en freelance.
    Pour moi l’art et un fabuleux moyen d’expression, et je ne veux pas en faire mon métier parce que je sais dessiner, mais pour contribuer à l’élaboration d’un projet. Même si pour l’instant je dessine pour compléter mon book.
    Je me suis donc inscrite sur des forums de recherche d’artistes et j’ai dèjà quelque contact. En tant que professionel pouvez vous me donner certains conseils? Quel démarche faire pour exercer en tout légalité?
    Comment fixer son tarif (si c’est pas trop pousser)?

    merci de votre réponse, j’adore votre travail.
    Mar

  5. Fixer un tarif est le problème récurent de la plupart des illustrateurs.
    il y a quelques grilles de tarifs qui circulent ici et là. Il me semble me souvenir d’en avoir vu une sur le site de Kobone.
    Les paramètres à prendre en compte pour fixer des tarifs sont avant tout :
    toujours se rappeler qu’on ne facture pas un temps d’exécution mais un savoir. Un dessin n’est jamais qu’un dessin. Il est toute une vie d’expérimentation plus CE dessin. ( en illustration on est le plus souvent payé à l’acte et pas à la journée )

    Toujours se rappeler que lorsque l’on accepte de bosser pour des prunes, on sert d’excuse aux éditeurs qui n’hésiterons pas à vous citer en exemple pour déscendre les tarifs de la profession. C’est déjà le cas et c’est se tirer une balle dans le pied.

    Enfin la taille de la maison d’édition influera forcément sur le tarif.

    Pour vous donner une idée d’échelle : pour un petit éditeur que j’aime bien, je fais des couvertures à 400 $ et je ne suis pas celle qu’il paie le plus mal, alors que pour un autre très gros éditeur de romans jeunesse, j’ai fait des couvertures à 2200 $.
    En espérant que cela vous aide

    S

  6. Bonjour,
    J’ai 17 ans, je viens de passer mon bac et je suis reçue dans une école de BD et d’illustration à Antony. Seulement, la rentrée est dans quelques jours et j’ai une grosse crise de doutes, et pourtant j’étais très motivée depuis plusieurs années. Je suis perdue au niveau des écoles : combien d’années faut-il faire (même s’il n’y a jamais rien de précis)? Dans quelles écoles faut-il aller pour être sur d’avoir un bon niveau? Sachant que beaucoup d’écoles sont loin de Paris (Angoulême par exemple), que certaines comme les Gobelins sont très dure d’accès, et que d’autres sont des “pompes à fric”…
    Et surtout, j’ai très peur de ne pas avoir de boulot. Ce post me remonte un peu le moral, mais j’ai toujours peur. Lorsque l’on sort de sa formation, comment trouver un travail? Quand vous dites que vous travaillez sur des couvertures à 400 euros, y a-t-il du coup beaucoup de commandes par mois? Et est-on sur de trouver toujours du travail tous les mois, mais surtout de bien gagner sa vie? Je suis désolée de poser autant de questions d’un coup, je crains de me retrouver dans la nature et d’être complètement perdue, de ne rien trouver ou d’avoir un salaire très bas. Je sais que mes propos sont pessimistes, mais on nous renseigne tellement mal sur les métiers d’art…! J’ai vraiment besoin de conseils, je suis très très stressée…
    Au début, je voulais intégrer l’école de l’image (Gobelins), mais le nombre d’entrées au concours me rebute beaucoup, et aussi le fait qu’ils sont surtout axés animation, et que ce n’est pas trop ce que je veux faire (bien que je suis preneuse si je n’ai que ça bien entendu!). Je vais de toute manière voir si je me sens bien dans ce domaine cette année.

    Encore désolée d’avoir posé autant de questions (et d’avoir écris un roman), mais cela me rassure de pouvoir communiquer avec une personne qui peut réellement conseiller sur le métier, et qui plus est se trouve être très talentueuse. J’admire vraiment vos dessins, et je souhaite pouvoir illustrer des livres comme vous le faites! Si cela ne vous dérange pas, voici un de mes derniers dessin sur tablette http://vohairan.deviantart.com/art/Ahri-475656385, je ne mets pas ceux d’avant car beaucoup d’entre eux datent d’il y a assez longtemps et avec le temps je les trouve vraiment beurk!

    En vous remerciant en avance pour votre réponse.

    1. hello Vohairan

      Je risque de ne pas être rassurante mais je vais tenter de répondre le plus clairement à tes questions.
      Le niveau des écoles ne détermine pas celui de ses élèves mais il peut apprendre à se créer une méthode de travail. La très grande majorité des écoles privées et payantes n’ont pas vraiment le niveau.
      Les écoles types Arts décos sont plus sécurisantes mais malheureusement, la pluspart d’entre elles sont très en retard en ce qui concerne le digital painting ou même juste la préparation à la vie professionnelle. Et malheureusement, l’enseignement classique y est jugé obsolète.

      Les gobelins sont une école très très réputée. On peut dire que tous ceux qui en sortent sont dotés d’un énorme avantage en plus d’une formation rigoureuse.
      Je sais que le nombre de participants peut faire peur mais comme le dit le proverbe “à vaincre sans risque, on triomphe sans gloire”. Il faut parfois essayer même si l’on a peur. Ce sont les challenges qui nous poussent à nous rendre plus forts. Et oui, parfois aussi les echecs.

      Pour trouver un travail, tout ce que tu as à savoir est dans l’article. Envoyer des mails, contacter des Directeurs artistiques et des éditeurs. Il n’y a aucune garantie de ce que l’on va gagner d’un mois à l’autre et on dit qu’il faut en général 7 ans pour en vivre décemment.
      Je suis désolée de ne pas être rassurante mais c’est bel et bien la réalité du métier.
      Il est incertain.

      Une carrière se construit sur le long terme. Les éditeurs étant toujours frileux pour embaucher de nouveaux artistes. Il faut se construire une réputation qui se résume à trois points essentiels : être bon dans ce que l’on fait, ne JAMAIS rater une deadline et être un excellent collaborateur”.

      Pour ta question sur les couvertures, ça dépend. En ce moment, j’en fais 3 par mois pour des séries, plus les occasionnelles et quelques pages de BD.

      Au final je dirais que le métier est dur mais que le travail paie. J’en suis un bon exemple.
      Je dirais aussi qu’il ne faut pas avoir peur d’être ambitieux. et de mettre le paquet pour mériter ce que l’on veut.

      Tu as de bonnes bases, il te faut travailler l’anatomie mais la couleur est très bien comprise.
      Je te conseille de t’éloigner de la tablette pour un temps et de travailler à avoir un trait juste avant d’y revenir. Pour le moment, la couleur compense les approximations (cou, main…). Si tu réussis à avoir un trait juste, ton travail sera excellent.

  7. Bravo pour votre site et vos éclaircissements sur le métier d’illustrateur.
    J’ai 25 ans et je dessine depuis presque toujours, j’ai eu des moments de relâchements et des pauses.
    Mais je suis déterminée à travailler un jour dans ce domaine malgré que je n’ai jamais fait d’études dans ce domaine.
    Je me vois mal à l’heure actuelle me lancer là dedans, je n’ai qu”un avis qui est le mien, et je trouve que j’ai encore trop de lacunes notamment en anatomie, j’ai lu que pourtant bcp de dessinateurs privilège l’anatomie au détriment des décors, pour moi ça à tjrs était l’inverse, j’adore détailler un paysage.
    J’ai laissé l’url de mon deviant art, si jamais vous avez le temps de le consulter et me donner quelques conseils.
    J’aime la franchise de votre article, jamais rien n’est tout acquis tout de suite.

  8. Bonjour !
    Après avoir lu l’article la seule question qui me reste est : quelles sont les démarches pour être illustrateur freelance ? Est ce que l’on est sensés s’inscrire en tant qu’auto entrepreneur ? Si vous pouviez m’éclairer sur ce point ce serait vraiment gentil, parce que jusque là personne n’a pu me renseigner correctement….
    Merci d’avance, et merci pour cet article aussi !

  9. la vérité nue
    la plupart d’entre nous sont dans une zone grise.
    En tant qu’illustrateurs, nous sommes assujettis aux agessa même sans y être affiliés. L’affiliation se fait lorsque l’on peut justifier de d’être fait payer une certaine somme pour son travail d’illustration. De mémoire, c’est autour de 7000 euros l’année.
    Les éditeurs précomptent pour vous pour la cgs et le reste meme lorsque vous n’êtes pas encore affilié.
    Si il vous faut un numéro de siret, il faut aller aux impots faire une déclaration d’activité en tant qu’illustrateur. La plupart du temps les éditeurs n’en demandent pas du coup je ne suis pas bien sûre que ce soit indipensablet, un numéro de siret s’obtient en une semaine.
    Ce que l’on gagne en illustration, peut se déclarer en tant que traitement et salaires ou en bnc lorsque l’on est aux agessa , mais passé une certaine somme, si on opte pour le bnc, il faut tenir un livre de comptes très précis.

  10. Bonjour,

    Merci pour cet article très actuel, qui reflète sans détour la réalité de notre métier!
    je suis illustratrice depuis 4 ans dans l’édition jeunesse et j’affirme haut et fort qu’il est impossible de vivre uniquement de la publication d’album, ou peut-être au bout de 25 ans et 70 ouvrages publiés…
    J’aurais aimé que tu développes la façon de s’y prendre pour les autres domaines (pub, presse, jeux…).
    Y a t-il une porte autre que celle des agents? ça me parait franchement pas évident d’aller démarcher directement les sociétés (même si tout est faisable)…
    est ce ton agent qui te déniche tout tes boulots?
    Au bout de combien d’années as-tu pris un agent? bref, j’hésite avec cette solution, mais je pense ne pas avoir la matière et le niveau pour obtenir une place…
    Merci pour tes réponses!

  11. hello
    mon agent et moi avons déterminé ensemble les domaines et pays dans lesquels il me représente. En gros, pour tout ce qui est comics et ce qui se passe en France, c’est mon affaire. Lui s’occuppe de me trouver du travail dans l’édition jeunesse américaine ou la presse.

    Pour être honnête, travailler pour Marvel m’a ouvert beaucoup de portes et désormais, mon nom circule suffisament pour que je reçoive des propositions directement.
    J’ai pris un agent au bout de 8 ans à peu près, lorsque je me suis rendue compte que le marché US me restait imperméable en ce qui concernait l’édition jeunesse. Aucune raison de le regretter pour le moment.

    Je n’ai pas développé les autres marchés, tout simplement parceque je ne les connais pas. Les rares fois où je me suis frottée au concept art où à de la com, c’est parce que j’avais été contactée directement.

    Le meilleur conseil c’est de se rendre visible, le plus possible.

  12. Bonjour madame je voudrais savoir si pouvez me rensigner sur l’industrie parce que, en ce moment j’ai beaucoup de doutes qui plane sur moi,j’aimerais être auteur illustrateur et crée mes propores comics et book, donc je voudrais savoir si c’est vraiment grattifiant et est ce que les éditeurs regardent plus le travail accompli ou il veulent avoir des auteurs réalisateurs déja accompli?

    1. hello;
      Je dois avouer que je ne sais que vous répondre. ²Le métier d’illustrateyr est très compliqué en terme d’image personnelle. Evidemment, lorsque l’on arrive à en vivre correctement c’est très gratifiant, comme chaque métier que l’on choisit avec passion. Les éditeurs regardent vos capacités et votre capacité à correspondre à leur projet / ligne éditoriale. Des doutes vous en aurez toujours. Si vous sentez que vous avez besoin d’une autre motivation que celle qui vous anime, je vous conseillerais de vous orienter vers une branche moins aléatoire car de la motivation il faut en avoir, et vraiment beaucoup.
      en espérant vous avoir répondu à hauteur de vos attentes.

  13. Bonjour ! 🙂
    Tout d’abord merci beaucoup pour votre article très instructif ! Vos illustrations sont tellement belles et bien réalisées.
    J’ai plusieurs questions, si vous pouviez m’aider à avoir des réponses. Je suis en terminale L, j’ai 17 ans. Je dessine depuis longtemps et je suis intéressée par l’illustration jeunesse.
    Je vais bientôt devoir faire mes choix d’orientation et je voulais faire des études dans le social ou le marketing bref pas grand chose à voir avec l’art et je voulais savoir si je devais plutôt m’orienter vers des études d’art ? Si j’ai bien compris il n’est pas obligatoire d’avoir un diplôme pour percer dans ce milieu ?
    D’ailleurs pour me faire un petit peu connaître j’aimerais me créer un blog mais je ne sais pas sur quel hébergeur le créer pouvez-vous m’en conseiller ?
    Je voulais aussi savoir comment faire un portfolio ca doit etre un album virtuel ou un vrai album ?
    Je voulais aussi comprendre en quoi consiste des sites comme devian art ? Il y en a t il d’autre qui permettent de se faire un peu connaitre ?
    Je possède une tablette graphique mais c’est un peu bête mais je ne sais pas quel logiciel me permettrait de dessiner avec ?
    Enfin je n’ai pas bien compris comment se faire connaître des éditeurs et un jour peut etre illustrer un livre pour enfant ?

    Voilà toutes mes questions, j’espère que mes questions sont compréhensibles, vous devez avoir beaucoup de travail mais si vous pouvez me répondre je serais très contente. Merci beaucoup ! 🙂

    1. Hello Camilla
      La plupart des réponses sont déjà dans l’article ^^
      Il n’est en effet pas obligatoire de faire une formation spécifique, à condition d’avoir de la volonté, du recul et le la maitrise. Plusieurs de mes amis illustrateurs sont autodidactes et ont énormément de succés. Mais ils ont également beaucoup de rigueur.
      Pour vous faire connaitre il y a la méthode active et la méthode “passive”. Il ne faut négliger aucune d’entre elles.
      La méthode active consiste à contacter les éditeurs, le plus souvent par mail, et à leur présenter un lien vers votre portfolio.. Vous pouvez en créer un proprement et gratuitement sur le site d’ultra book par exemple.
      La méthode “passive” consiste à diffuser votre travail le plus largement possible sur le net en utilisant un site web, facebook, twitter, tumblr, deviant art etc.
      Pour ma part, je trouve que tumblr est le plus efficace et vous pouvez le lier à facebook et twitter. .
      Vous avez de nombreux logiciels pour le dessin numérique: en voici 3 photoshop, painter, manga studio.

      bonne continuation

  14. Bonjour,

    Comme beaucoup, je suis une illustratrice/dessinatrice de BD en herbe autodidacte et j’envisage d’en faire mon métier un jour.
    Pour l’instant je suis entravée par un boulot alimentaire qui m’ennuie profondément et grignote presque tout mon temps libre. J’envisage de passer en temps partiel pour me dégager un peu de temps libre et commencer à élaborer un portfolio qui ressemble à quelque chose.

    Depuis pas mal d’années déjà, j’observe sur Internet de plus en plus d’artistes (amateurs comme pro) réaliser des commandes pour des particuliers.
    Est-ce un filon intéressant pour commencer à mettre un pied à l’étrier ?

    En tout cas, merci pour cet article riche en enseignements et je suis rassurée de savoir que je ne suis pas obligée de regretter de ne pas avoir fait d’école d’art.

  15. oulà. Je suis partagée sur les commandes pour les particuliers.
    J’en fais, mais je le fais parce que c’est rentable. Parceque j’ai déjà été publiée.
    Le soucis c’est que les tarifs que pratiquent les “amateurs” sont vraiment minuscules en général. Si tu penses que ça vaut le coup, pourquoi pas mais c’est toi qui voit.
    Le deuxième soucis dans cette pratique, c’est que j’ai beaucoup vu passer de dessins trés explicites/ racoleurs avec des nanas en slips sur lesquels l’artiste rajoute un détail dérisoire et prétend que c’est une super héroïne.
    Mais je digresse.
    bref, si ton but est de te faire publier, je te conseillerais de travailler ton propre style et de diffuser le plus souvent possible. Les commandes viendront d’elles mêmes de toutes façons.

    bon courage

  16. Bonjour,

    Je vous écris concernant ce point: 3. Ne mettez que des travaux qui vous plaisent, ou vous risquez de devoir travailler sur la base de choses qui ne vous enchantent pas.

    J’adore dessiner des trucs de FILLES, mignon, princesses, naif, etc. mais je reçois souvent des requêtes de pirates, chevaliers, dinosaures bref très “p’tit gars”. Je n’y peux rien… je déteste ce genre de contrat. Ça tue ma créativité, carrément. Je crois avoir 1 ou 2 images de chevaliers ou de pirate dans mon portefolio. Devrais-je les retirer et concentrer mon travail uniquement sur des choses plus à mon gout?

    1. SI c’est ce que vous désirez faire : OUI.
      Avant de travailler sur mon portfolio en profondeur, Celui ci contenait tout de même beaucoup de travaux, pour la plupart publiés. Il ne me menait que sur des pistes que je ne voulais pas explorer et j’ai tendance à croire que ça se voyait.
      J’ai donc construit un tout nouveau portfolio et il m’a amené du travail tout de suite, du travail que je voulais et aimait faire. ^^

  17. Dit moi si tu croit que je peux réussir a faire des illustration autre que se style mais aussi beau ?

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  18. Bonjour Stéphanie,
    ce petit message même si tes réponses et ton blog me donnent déjà un bon éclairage sur la question. Voilà, je voulais te demander si tu aurais des précisions à me donner sur le fait de trouver définitivement un style d’illustration et s’y tenir ?
    Sans forcément que ça ait un rapport avec les comics, mais je “subis” ça dans tout ce que je fais : j’aime beaucoup de genres différents et si j’arrive à me fixer un temps sur l’un d’eux, au bout d’un moment je re-passe à autre chose; exemple : quand j’étais ado je dessinais des super-héros, puis de la fantasy, puis je suis passée aux trucs un peu victoriens quand j’écrivais sur les vampires et autres, puis aux trucs japonisants, puis aux trucs enfantins, puis etc., etc. – je coupe ^^ – et je suis revenue aux super-héros fin 2014, et là de nouveau je me lasse et je sens que je vais re-passer à autre chose – du moins je voudrais bien.
    Ce n’est pas par flemme parce que j’aime justement avoir des sujets à travailler, mais j’ai l’impression que dès que j’ai fait le tour ça ne me convient plus, d’autre part comme je n’ai pas de vraie raison particulière de m’attacher à tel ou tel style car ce n’est pas – hélas – mon métier que de faire de l’illustration, je ne me sens pas “liée” et du coup je m’en fiche au final.
    Bref, mon “rêve” ce serait quand même de réussir à me trouver un univers et de m’y fixer afin de le développer à fond ne serait-ce qu’à titre perso.
    Ce qui amène ma question : comment as-tu fait pour choisir, entre tous les univers qui s’offraient à toi, celui du super-héros, et as-tu une recette pour vraiment t’y tenir ?
    Merci d’avance de ta réponse et du temps que tu pourras me consacrer (et si tu n’as pas le temps ce n’est pas grave, c’est une question un peu longue et un peu vaste de toute façon :))
    A bientôt 🙂

    1. Personnellement la question du style m’a toujours laissée perplexe.
      Je crois que le style s’impose de lui même apres avoir passé de longues heures à travailler son trait. C’est une somme d’automatismes et de racourcis que l’on développe à force de refaire les mêmes choses.
      Vouloir commencer à travailler un style des le début empêche de vraiment réflêchir à ce que l’on dessine. C’est particulièrement vrai lorsque l’on dessine dans le style manga avant de maitriser l’anatomie par exemple. Le signe remplace le signfié et bloque la connaissance je trouve.
      Oour ma part je n’ai pas choisi de style particulièrement comics (ou super-héro) et c’est bien pour ça que j’ai été embauchée par différentes maisons d’éditions : pour apporter ma pate personnelle au genre. Cependant je ne travaille pas uniquement dans cet univers et je ne fais aucun effort particulier pour m’y conformer ou même pour rester dans le même style d’une couverture à l’autre en vérité.
      J’aime expérimenter et j’ose croire que quoi que je fasse, ça portera toujours ma griffe.

      bon courage

  19. Bonjour Stephanie,

    effectivement il y a 15 ans et plus c’était quasi mission impossible pour démarrer, surtout quand on était cincé dans une petite ville, peu doué pour communiquer, ne connaissant personne et carrément pauvre ce qui fut mon cas, du coup je n’ai repris le dessin que beaucoup plus tard et me suis vie retrouvée dépassée pour ce qui est de montrer mon travail qui m’a semblé passer complètement inaperçu alors que ej suis certaine que j’aurais eu une chance si j’vais été née plus tôt. J’ai donc abandonné l’idée d’en vivre d’autant que votre article très pertinent me permet de comprendre que je n’vais pas forcément les qualités d’une illustratrice sans que ce soit lié à ma capacité de dessiner, plutot question d’état d’esprit, le parallèle avec la cuisine est fort judicieux ! Ceci dit j’ai un peu évolué et eu l’occasion d’illustrer un peu, surtout en amateur (mon univers est plutôt fantasy, onirique..). Ceci dit j’ai certaines difficultés à définir mon travail et trouver une identité forte, je n’ai meme pas de logo n’ayant toujours pas trouvé de pseudonyme. A ce propos j’aimerais beaucoup si c’était possible vous demander conseil à ce sujet, je ne veux pas utiliser mon vrai nom que je ne trouve pas très harmonieux ni facile à prononcer (les gens l”écrchent toujours, d’ailleur). Je serais egalement curieuse de savoir quelle est la part de l’importance de l’apparence physique, je me doute qu’on ne juge pas un travail sur cette base mais ai remarqué que beaucoup d’illustratrices dont le travail a un certain succès, surtout en France, sont jolies et on les moyens de bien présenter… Enfin, bien que j’aie renoncé pour le moment à l’idée d’en vivre, il est arrivé plus d’une fois qu”on me propose un travail ou qu’on veuille m’acheter des repros ou produits tesls que badges ou pendentifs, voire des originaux et j’ai du refuser les propositions et temporiser pour les repros et produits, ne sachant pas du tout comment quitter le stade amateur sans me retrouver à me ruiner en cotisations alors que je ne vendrais pas grand chose, les échos que jai eus à propos de la mda ou de l’agessa sont plus que dissuasifs…

  20. Il me semble que vous vous focalisez trop sur ce qui entoure le métier d’illustrateur que la façon de l’exercer.
    Un logo ? pour quoi faire ? Un illustrateur n’est pas une marque. Vous vendez votre talent, votre capacité à répondre à une demande, pas vous même.
    Pareil pour l’apparence physique. je ne me suis même jamais posé la question. J’ai toujours eu à coeur d’etre jugée uniquement sur mes capacité et au même niveau que tout les hommes qui sont dans le métier. J’ai recadré tous ceux qui ont essayé le sexisme ordinaire ou le paternalisme sur moi et franchement je ne rencontre que rarement mes éditeurs.
    J’ai rencontré les gens de marvel un an aprés avoir commencé, les gens de Boom, un an et demi, ceux de dynamite et de Dark horse, jamais pour certains..
    Pour le reste je ne sais pas vraiment que vous dire, l’agessa ne vous concerne que si vous gagnez plus de 8000 euros par an de l’illustration et encore, si vous avez un autre métier vous ne dépendrez surement pas de l’agesa pour votre sécu ou votre retraite il me semble.
    Il vous faut vous renseigner.

    Sincèrement

    S

  21. J’ai un master 1 arts plastiques et je dessine depuis toujours, je fais de la BD et j’expose des peintures d’inspiration surréaliste. J’aimerai tenter l’illustration mais je n’ai aucune adresse fiable pour envoyer mes planches, en connaissez vous une ou plusieurs?

    Merci d’avance!
    Don Pedro.

  22. comme il est dit plus haut, Il vous faut déterminer les éditeurs que vous pensez susceptibles d’être intéressé par votre travail ou avec qui vous voulez travailler et les contacter. Il suffit en général d’appeler le standart de la maison d’édition et demander une adresse mail à qui envoyer votre dossier. Vous pouvez aussi trouver des adresses ici. http://www.ricochet-jeunes.org/editeurs-francais
    Il vous faudra faire le ciblage vous même.

  23. Bonjour Stephanie ,je suis un dessinateur Camerounais pluridisciplinaire y compris dans la caricature.Helas dans mon pays on ne valorise pas vraiment l’art du dessin,raison pour laquelle j’aimerai que vous me donniez un coup de pouce pour realiser une panopli de bd dont je rêve un jour voir la parution.J’ai 24ans et voici mon contacte:00237 676280144

    1. Hello Renaud.

      C’est à un éditeur qu’il vous faut vous adresser. Je ne peux rien faire pour vous.

  24. Bonjour j’ai lu votre article que j’ai très apprécié. J’ai toujours esiter sur l’illustration. Je ne veux pas trop vous déranger mais je vous serais infiniment reconnaissant si vous pourriez donner votre avis sur mes travaux artistique.je vous laisse l’adresse de mon site : http://www.quartaerografia.net
    Merci d’avance cordialement Mr Orlando

  25. Bonjour chers internautes passionnés de dessins. J’aimerais avoir votre avis sur certaines écoles et sur certains choix “difficiles”… Voilà, il y a presque 8 ans que je pratique du dessin par pure passion et j’aimerai en faire mon métier. J’ai actuellement achevé mon année de terminale et je souhaiterais intégrer une MANAA afin de faire un BTS qui me permettra peut-être de décrocher un métier dans l’illustration. Seulement, ma moyenne étant trop basse, (11,35) je n’ai pas été retenue par les écoles réputées que je souhaitais (EBTP, BOULLE, Duperré, etc…). Je me demande alors s’il était risqué d’intégrer des écoles moins “réputées” sur Paris tel que ComArt , LISAA ou encore Efficom ? Le souci c’est que ces écoles sont honéreuses et je n’ai pas trouvé d’autres solutions…

    1. woula, ça, c’est une question vraiment compliquée.
      Je dois avouer que je n’entends vraiment rien à ces questions. J’ai été reçue aux arts décos sur concours aprés m’être préparée seule à le passer durant un an.
      Je te conseille vivement de passer faire un tour sur le forum de CFSL.net où ces questions ont déjà été évoquées et éventuellement d’y ouvrir un nouveau sujet.

    2. Je peux répondre à la question à propos des écoles privées selon mon propre vécu (ça vaut ce que ça vaut).
      J’ai fait plusieurs écoles privées sur Paris et province, de la MANAA à Aix en Provence au Bachelor en Région parisienne + quelques formations hors “cursus” en passant par le BTS Com Visuelle depuis 2005. Ça a peut-être changé depuis, mais c’est un témoignage comme un autre :p

      J’ai adoré la MANAA, c’était une année géniale où j’ai découvert énormément de chose sur l’art (je venais d’une filière générale au lycée) et je me suis éclaté. Des profs excellents, un programme qui m’a ouvert les yeux et pleins de projets intéressants.
      Le BTS (chez Efficom) a été une douche froide : programme complètement à coté du milieu professionnel, certains profs étaient très passionnés et motivant (généralement les plus jeunes) mais beaucoup d’autres étaient blasés ou trop dans le programme (qui était je le rappelle trop scolaire). Quand j’ai passé l’épreuve du BTS, j’ai vraiment vu la différence avec les étudiants des écoles publiques, ils étaient très talentueux et avaient de bonnes méthodes de travail.
      Pour tout dire je faisais parti du top 3 des meilleurs élèves de ma promo, et j’ai raté le BTS. D’autres qui avaient fourni le minimum syndical pendant les 2 ans ont eu le diplôme. Bon j’étais un peu hargneux donc j’ai repassé l’épreuve l’année d’après en candidat libre et je l’ai obtenu sans aucune préparation à l’avance. Je n’ai toujours pas de leçons à en tirer depuis. ^^° Est-ce que c’était le stress ? La méthode ? La concurrence ? La chance ?

      En tout cas j’ai noté une nette différence entre le privé et le publique. Il suffit d’aller faire un tour aux portes ouvertes des différentes écoles pour le voir. Ça ne signifie pas pour autant que ça débouche forcément sur un travail génial derrière. Mon frère a été aux Gobelins il y a presque 15 ans, aujourd’hui il a abandonné la filière du graphisme pour une voie complètement différente parce que manque de travail dans la région où il habite.

      J’ai remarqué aussi que les formations diplômantes (reconnus par l’état) étaient dans les choux (exception pour la MANAA). Les formations professionnalisantes (celle qui apprennent un métier précis avec un programme dédié) sont très efficaces surtout avec des profs qui viennent de ces milieux pro. J’ai notamment fait après le BTS une formation bac+2 en multimédia qui était vraiment instructive. De même pour quelques formations courtes de 1 mois sur un aspect bien précis du design : j’y ai appris énormément de choses (plus qu’en 2 ans de BTS).

      Honnêtement les formations m’ont appris des choses, mais c’est clairement le travail personnel qui m’a amené où j’en suis. Les diplômes ne servent pas à grand chose, et à moins que tu ne viennes d’une école célèbre comme les Gobelins, Estienne ou Boule, ton cursus scolaire ne sera pas regardé. C’est ton expérience, ton coup de patte et ta motivation (qui se remarque lors d’un entretien et ta production personnelle) qui font la différence.
      Et, je ne sais pas si c’est pertinent dans le domaine de l’illustration, mais les stages et l’alternance (une manière de faire des écoles chères sans payer voire même en étant payé) sont des moments qui permettent d’en apprendre beaucoup sur la réalité du travail, c’est à dire : la productivité, les relations entre collaborateurs, les impératifs clients.

      Pour ma part je me suis orienté vers le web design parce que j’aimais bien ça, qu’il y avait du travail et que c’était un métier touche à tout et qui évolue constamment. Aujourd’hui j’ai un bon poste, des projets prenant, un salaire plus que correcte et je fais mon bonhomme de chemin. Peut-être que ce chemin me remettra dans l’illustration un jour puisque je suis un dessineux à la base. En tout cas je le souhaite.

      Ah et au fait dans mon service, c’est mon stagiaire qui est le plus diplômé avec son bac+5 ^^
      Certains collègues développeurs (des créatifs dans leur domaine finalement) n’ont même pas le brevet des collèges. Comme quoi les écoles… 😉

  26. bonjour Stéphanie,
    votre témoignage est passionnant, et montre bien la nécessité de travailler régulièrement tt en faisant des dessins qui plaisent à l’auteur; pour ma part je n’ai démarché que qqs éditeurs (ds le cadre d’une formation en ligne-lignes et formations ” à Paris; j’ai tjrs dessiné, fait un bref passage aux beaux-arts de Brest; tt ça m’amène à constater que jpréfère dessiner le règne animal; je me contente de regarder des photos qui m’inspirent à les reproduire en aquarelle; je veux refaire un book qui me représente mieux, avec des images de carnets de voyage; je vais aussi croquer la nature , les vieux monuments; je visite svt les blogs d’illustrateurs; por ma part, je veux dessiner pour un jeune lectorat, inventer des petites histoires, mais je ne suis pas encore prête à m’adresser à un éditeur; comme vs le dites bien j’ai eu un avis sur des illustrations d’animaux, négatif( illustrations surânées, par exemple), mais c’est ce qui me plaît!; j’ai l’aquarelle sur fond humide, mais ça ne rend pas, alors peindre poil par poil un petit écureuil, ça me plait; alors je ne me décourage pas et à vs lire je trouve de l’énergie; j’habite en bretagne , trre de pas mal de jeunes auteurs, et qd je vais à une séance de dédicaces, je leur parle et ils me disent leurs avis sur mes questions.
    Ma question: hors mis le plaisir que je trouve à peindre des tableaux à l’huile ou de faire des illustrations, aurai-je un jour une porte qui s’ouvrira et me dira que tt ça n’est pas trop mal, plait???
    La médiathèque de lannion m’a demandé une suggestion d’affiche pour “les ptits bouquins”, des histoires racontées aux petits un mercredi sur 2, mais je suis complètement bloquée, j’ai peur du regard qu’on va posé et je manque d’idées, c’est crispant; il me faut réaliser 3 ou4 projets, mais pourtant ça me plait
    j’aimerais une réponse de votre part sur mon charabias, je n’ai pas tellement d’encouragement et ça m’attriste un peu;merci un grand salut à vous
    annie

  27. hello Annie.
    Il vous faut croire en vous même. Personne ne peut trouver le courage et la motivation à votre place. Croyez moi, dans ce métier il faut pouvoir avancer même les jours sans, et ils sont légion.
    On vous demande une affiche ? Parfait, lancez vous ! Vous voulez une porte qui s’ouvre pour vous rassurez, elle est devant vous. Pour les autres, il vous faudra surement gratter un peu, voir donner des coups de pied. Les portes n’apparaissent pas de nulle part, il faut prendre en main son chemin et commencer à y aller, quitte à se prendre des coups, ils ne vous rendront que plus forte.
    Pour finir, n’oubliez pas que l’inspiration se saisit à bras le corps. Il ne sert à rien de l’attendre, il faut travailler chaque jour et l’apprivoiser.

    Bon courage

  28. Bonjour!
    une question toute simple: de l’illustration sans tablettes numerique c’est encore possible aujourd’hui? parce que vu le gain de temps que ça apporte…
    merci

    1. non seulement ça existe encore mais c’est même en train de revenir en force.
      J’ai moi même décidé de faire toutes mes couvertures en traditionnel pour un an et apres on verra.
      Et bizarrement, pour le moment, ça me fait gagner du temps. Ce n’était pas le cas au début mais lorsque l’on connait bien son travail et la technique que l’on utilise, ça ne fait pas une si grande différence au final.

  29. Bonjour Stéphanie,

    Merci pour votre article.
    Nouveau freelance dans le concept art et l’illustration pour le jeu vidéo 2D /3D, le web et le print, votre article à confirmé mes soupçons. Ce n’est pas un métier facile et il faut énormément de travail. Mais comme on dit quand on aime on ne compte pas. Donc même si cela ne vas pas être facile de me lancer, je vais donner le meilleur de moi même et que je faire tout ce que je peux pour y arriver.
    J’ai beaucoup travailler sur mon portfolio mais je vois d’après votre article qu’il va me falloir encore beaucoup de travail pour me vendre. Votre travail est impressionnant et je me doute que cela a été un travail de long haleine. N’hésitez pas à aller faire un petit tour, si le temps vous le permet, sur mon portfolio pour me donner vos conseils où vos critiques pour m’améliorer. Merci encore. Bonne journée ^^.
    Anthony Peltier

    1. hello Anthony

      J’aime bien to portfolio, il est assez bien présenté et la simplicité c’est tout ce que j’aime. mais il manque de hiérarchisation. Commencer par un onglet “all” déssert le propos.

      ça m’a l’air plutôt propre mais les illustrations sont en dessous de la qualité du design. Elles font amateur, par rapport au reste et sont mal présentées. Elles ne devraient pas être placées sur des t-shirts ou dand des cadres et devraient se suffir à elles mêmes.
      Pour finir, le premier truc qui me gène c’est ton logo.
      La typo fait très bar celtique je trouve. C’est un peu dommage.

      bon courage à toi.

    2. Bonsoir Stéphanie,
      Merci beaucoup pour votre retour. Grâce à vos commentaires je vais essayer d’améliorer la visibilité et la présentation de mes travaux. Je vais continuer à travailler mes illustrations afin de m’améliorer et de progresser encore. Bonne continuation à vous dans votre art.
      Anthony Peltier

  30. Bonsoir Stéphanie,

    j’ai 41 ans et suis depuis toujours, tout petit, passionné par le dessin, vraiment. Le truc, mon truc dirai je c’est que je me limite depuis toujours à griffonner en noir et blanc la plupart du temps un personnage improvisé sur un coin de feuille, une feuille blanche, un bonhomme, comme ca qui sort spontanément de ma tête, au gré de mes humeurs…mon entourage, ma compagne, nos enfants, nos amis parfois même disent “waouh super” mais bon ca reste super light. Alors oui, après 20 ans de métiers alimentaires je commence a me mettre a rêver de vivre mon rêve plutôt que de me contenter de le rêver justement. Cependant je veux rester lucide et les pieds sur terre….mais ca quand la passion et le rêve vous prennent sous les bras……..
    pourrais je par mail par exemple ou Facebook vous envoyer qqes “griffonnages” afin de me dire si c’est “exploitable” ou non pour un potentiel éditeur (de journaux ou livre d’enfants par exemple) au vu de votre expérience.. que je ne rêve pas pour rien si vous confirmez ce risque de confondre “savoir dessiner” et “devenir illustrateur”? merci d’avance.

    Ludovic

  31. Bonjour Stéphanie,
    j’espère que vous allez bien, c’est toujours aussi beau ce que vous réalisez. Pour ma part, j’ai sorti un livre sur les bases du dessin, qui peut intéresser les débutants, car j’ai vraiment cherché à parler plus du “pourquoi” des erreurs de dessin, plus que de faire du pas à pas. J’en parle ici :

    http://prof-ill.com/editions-leduc.html

    Malheureusement, je n’ai pas reçu beaucoup d’exemplaires et je ne peux pas en distribuer, sinon je vous en aurais envoyé un avec plaisir.

    Cordialement,
    Jean-Paul

  32. bonjour,
    je souhaiterai faire une reconversion, j’ai fait par le passé un BTS communication visuelle ( il y a 10 ans ) que je n’ai pas pu valider, car pour des raisons personnelles, j’ai du commencer a travailler ( dans un autre domaine sans rapport ) …
    Depuis ce temps, je dessine toujours, j’essaie de rester actuel, et de m’intéresser à toutes formes d’arts.
    j’ai une grande quantité de dessins, quelques projets d’école ( certains finis, d’autres non ), et plusieurs réalisations graphiques qui ont vu le jour ( rien de transcendant ).
    je suis conscient que je ne peux pas débarquer dans le milieu sans book et sans expérience dans le domaine, mais je n’arrive plus à me résigner de travailler sans aucunes satisfactions.
    je ne sais pas vraiment par ou (re)commencer, ni même si ce que je dessine pourrais porter intérêt à des yeux professionnels,
    quel serait selon vous le meilleur moyen pour que je puisse atteindre mon but ? ( devenir illustrateur/ graphiste )

    1. hello Rob

      Si votre but est de devenir Illustrateur, il faut commencer par vous créer un portfolio.
      Je vous conseille simplement de créer des illustrations selon vos préférences. Des images finies qui racontent des histoires. Si vous n’avez pas d’histoire qui vous inspire, en général, je conseille de s’intéresser aux contes de fées. Ils offrent une grande gamme d’interprétation ou de réinterprétation et sont connus de tous, donc un éditeur pourras tout de suite faire un lien et juger de vos capacités.

  33. salut bien jeune demoiselle,
    je suis complètement en désacord jeune chinoise des forets. je viens de babouni en thailande et d’après ma cultures, etre noir c’est mal.
    merci de votre attention
    bonsoir!

  34. Je suis complétement d’arccord avec toi sauf pour quelque point. Tu devrait comprendre que rome n’as pas été créer en 3 jours. Comme disaient mon père avec un pilier tu peux tous défoncer. Merci de ton écoute jeune chinoise de la forêt.

  35. Bonjour !
    Le dessin est ma passion !
    Essentiellement les Walt Disney et le Mangas !
    Cependant lorsque je propose mon projet à de grande personne elle me répondent toujours que le dessin n’est pas réalisable ! Mes parents me disent que je devrait tentée parce que j’ai un excellent coup de crayons ? A votre avis de quel coté je doit tournée ?

    1. Hello jeune homme ou jeune fille

      Alors, ça n’est pas evident à annoncer mais les parents sont , sauf exceptions, de tres mauvais juges. Et c’ést normal, il ne peuvent pas être objectifs.
      Montrez vos images à des professionnels et demandez des conseils pour vous perfectionner si besoin est.

      Bien à vous

      Stephanie

  36. Bonjour, Stéphanie ,
    J’aimerais me lancer dans l’illustration mais je sais absolument pas par quel bout commencer, mon style assez particulier ne semble pas me permettre de toucher tous les types de public, je sais pas à quel maison d’édition ni à qui je dois envoyer ce que je fais, étant daltonien vert/orange , j’ai appris à jouer sur les nuances, donc je fais essentiellement du blanc/gris/noir. Ayant entassé des milliers d’illustrations/dessins/bd dans mes cartons, je me suis dis qu’il était temps de faire quelque chose avec : http://lxlx-lx-xlxl.deviantart.com/
    Sinon, je m’adapte assez facilement quant aux outils à utiliser, un peu plus difficilement quand il s’agit de respecter certains contraintes, j’entends par là “dessiner ce qui me plait peu ou pas” , par contre les contraintes de temps ou d’heure de travail ne me dérangent pas au contraire.
    En bref, si vous avez le temps de répondre, ce sera avec joie que je prendrai note de vos conseils!

  37. Hello,
    Merci pour ce brillant article!
    Je me permet de vous écrire pars que je suis un peut perdu! Je m’appelle Solène, j’ai 25 ans et J’ai été diplômée en Septembre d’un “BA illustration” dans une université en Angleterre. Je m’intéresse surtout au secteur du livre pour grand-enfants à ado, BD, romans, couvertures de livre, etc. Or j’ai un handicape par rapport a ma génération: je suis incapable de faire quoi que ce soit de façon digitale! J’ai tout essayé pendant plusieurs années mais impossible! Donc je fait tout traditionnellement (gouache, crayon de couleur, encre, graphite etc).
    En Octobre, après 4 ans en Angleterre, J’ai été obligé de me ré-installé en France et si j’ai l’impression que j’aurais pu m’en sortir avec le marché Anglais, j’ai l’impression que le marché Français, lui, est devenue totalement hermétique aux illustrations traditionnelle, en tout cas concernant les livres, et surtout de livres jeunesse.
    Voici mon tumblr: solenechaudoisillustration.tumblr.com
    et mon instagram: So.meurdok
    Auriez vous quelque conseil, critiques ou idées qui pourrais m’aider à y voir plus claire ou a savoir où commencé?
    (j’ai déjà fait le tour des salons du livre, des festival, et suis aller a Bologne l’an dernier)
    Merci beaucoup! Ceci est une bouteille à la mère, je ne sais pas de quand date l’article mais si j’avais une réponse ce serais fantastique!
    merci
    Solene Chaudois

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