le métier d’illustrateur/trice

Autant le dire tout de suite: illustrateur c’est bel et bien un métier.

Ça n’est pas un moyen facile de gagner sa vie, loin de là…

Si vous vous dites “j’aime bien dessiner, je vais en faire mon métier”, arrêtez là tout de suite!
Moi j’aime cuisiner, mais je ne suis pas prête à y passer 10 heures par jour à cuisiner des commandes (si tant est que j’en ai) et à me recevoir des critiques sur la forme de mes fondants ou le croustillant de mes panés.

Bien sûr, d’aucuns diront que tout de même on a bien de la chance, puisqu’au moins, on se fait plaisir dans notre travail… J’aimerai juste que cette phrase ne sous entende pour personne “donc c’est normal si vous êtes peu ( voire pas ) payé”.
Le bon sens populaire voudrait que l’on compense la prétention de vivre de notre art par le fait d’en vivre comme des miséreux… le mythe de l’artiste maudit a encore de beaux jours devant lui et j’en connais certains qui ne sont pas près de quitter le giron/la maison de leur maman.

Eduquer son regard

Bien sûr c’est un privilège, mais un privilège qui se mérite. Comme tout métier, il demande un temps d’apprentissage, mais là ou apprendre un métier lambda ne prendra au pire que quelques années, le métier d’illustrateur s’apprend toute sa vie, au prix de grands sacrifices souvent. Si l’on veut réussir à en vivre décemment, il ne faut pas compter les heures, les remises en questions, ou les années de galère (6 en moyenne).

J’ai récemment eu une conversation ahurissante mais totalement représentative avec un jeune dessinateur de 16 ans qui pensait que son travail était de niveau professionnel. il a finit par m’insulter en me disant que je n’étais pas meilleure que lui et que ça le fichait en rogne que des gens comme moi puissent être édités, tout ça parce que j’ai eu le tort de lui dire que son travail n’était pas prêt à être publié.

 

Ce qui m’emmène au point primordial du regard. Notre regard évolue toute notre vie. Parfois plus vite que nos capacités. C’est comme ça que tout à coup, un dessin que l’on trouvait bon à un moment nous parait risible quelques temps plus tard. Et c’est un vrai souci car on balance souvent entre le moment où l’on ne voit pas la différence entre notre travail et celui de personnes dont le travail est plus achevé et d’autres moments où l’on se déconsidère totalement.

Bien sûr parfois, on se trouve mauvais et on l’est vraiment. Mais ça n’a rien de catastrophique, il faut juste travailler un peu plus.

 

Le regard il faut l’éduquer, en même temps que la culture et le trait. Se renseigner sur ce qui se fait, se documenter sur ce qui s’est fait.

 

Illustrer c’est communiquer

 

Si tout ça ne vous a pas encore découragé, on va pouvoir passer aux choses sérieuses, à savoir: comment être un illustrateur;

L’illustration c’est , en premier lieu, de la communication. On illustre quelque chose, on est le lien entre une idée et un lectorat.

Il faut faire une vrai distinction entre être un bon illustrateur et être un bon dessinateur.
Un image efficace n’est pas forcément une image “bien dessinée” au sens académique du terme. Il faut qu’elle parle. Qu’elle soutienne le récit qu’elle accompagne tout en sollicitant un imaginaire général.
Cela veut dire avoir des notions de graphisme, de couleur, de composition et une bonne connaissance du lecteur visé.

Je ne peux évidemment parler que de ce que je connais alors je vais vous dire comment je vis mon métier.

 

Je suis avant tout une technicienne. Ce qui m’intéresse dans le dessin, c’est le challenge, l’envie d’en apprendre toujours plus, d’essayer de nouvelles choses.  Je ne dirai pas que je me contrefiche de ce que je dessine car cette question a été résolue il y a quelques années mais je sais que de toutes façons, je trouverai toujours un moyen de m’éclater dans ce que je fais.

Pour la bonne raison que j’ai des grands rapports de confiance avec mes éditeurs.

 

ce qui m’amène à :

 

préparer et présenter un portfolio.


1. Un portfolio devrai contenir entre 10 et 30 images. Plus c’est inutile, moins c’est trop peu. A3 ou A4, peu importe finalement, mais présentés sobrement et proprement.

2. Vos travaux devraient reflèter une cohérence . Un éditeur veut savoir à quoi s’attendre lorsqu’il vous engage (quiter à adapter son book selon les éditeurs)

3. Ne mettez que des travaux qui vous plaisent, ou vous risquez de devoir travailler sur la base de choses qui ne vous enchantent pas.

4. Pas d’images trop vieilles non plus.

5. HONNÊTETÉ. J’ai tendance à croire que le plaisir se voit. Ne montrez que des images que vous faites parce qu’elles vous plaisent et pas parce que vous pensez que c’est ce que cherchent les éditeurs.

6. Ne tergiversez pas ! vos travaux doivent parler d’eux mêmes. Ne vous vantez pas et ne vous excusez pas non plus. Si vous pensez pouvoir faire mieux, faites le !!! Et si on vous dit que votre travaille demande de la maturité, ne vous vexez pas. Les éditeurs n’ont rien de personnel contre vous. Si ils vous disent de travailler plus, c’est dans leur intérêt autant que le vôtre.

7. Si on vous demande de faire des essais, pourquoi pas mais il y a des limites à ne pas dépasser en terme de travail gratuit.

8. Diplôme ou pas, on s’en moque, vous n’êtes jugés que sur votre travail. On ne m’a jamais demandé mon diplôme et par voie de conséquence je n’en ai jamais parlé. Ce n’est ni votre age, ni votre cursus qui intéresse un éditeur mais bien votre capacité à mettre en valeur son ouvrage. Pas n’importe lequel, le sien. Et c’est pourquoi un non d’un éditeur ne veut forcément pas dire que votre travail n’est pas bon mais qu’il ne correspond pas à sa recherche spécifique.

9. ECOUTEZ ! Si quelqu’un prend la peine de vous donner son avis, ça n’est pas pour vous démolir. Les conseils sont toujours les bienvenus si ils sont formulés poliment et avec pertinence.  ( un “je n’aime pas” ne sert à rien, à l’inverse d’un “votre composition serait plus efficace si elle se basait sur les lignes de forces”)

10. Ayez quelque chose à laisser si vous rencontrez les éditeurs lors d’un salon. Ils en voient des centaines, ça ne coute pas grand chose de laisser un petit dépliant ou une belle carte de visite. (la mienne a du vernis sélectif, c’est la classe)

 

Personnellement, je démarche plutôt par mail. J’achète une fois l’an en général le guide des éditeurs du festival du livre jeunesse de Montreuil, dans lequel on trouve les adresses mail de tous les éditeurs jeunesse et BD.  J’envoie un premier mail de contact, avec un petit PDF, léger (pas plus de 5 mo) et ensuite, si on me répond non ou rien, je renvoies tous les 3 ou 4 mois, lorsque mon travail s’est étoffé, sauf si c’est un non catégorique bien sûr.

Si on me demande de me rencontrer, j’y vais tout de suite si c’est en France. Ou je prends rdv pour plus tard si c’est à l’étranger.

 

 

Voilà c’est tout pour l’instant, si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’y répondrais autant que je le peux.

31 thoughts on “le métier d’illustrateur/trice

  1. Zoooh says:

    Bonjour. je tenais a vous remercier de nous faire part de votre expérience et point de vue sur le métier. J’aimerais travailler dans l’illustration entre autre et quand on demande au gens ce qu’ils pensent de ce genre de métier c’est toujours la même chose:”cela paye pas!!! il vaut mieux faire commerce ou médecine!”
    Donc le point de vue d’un professionnel est toujours mieux et personnellement vous ne m’avez découragez mais motivé encore un peu plus a continuer.
    Encore merci et bonne continuation

  2. grainedepluie says:

    Bonjour Zooh. C’est sûr qu’au début en tout cas, il faut aimer les pates :)
    Mais l’illustration c’est une course de fond, il faut tenir le rythme autant que le cap.Au final si on s’accroche, ça finit par payer. Mais c’est sûr que ça demande de la patience.
    Après il y a d’autres métiers de l’illustration, moins connus mais qui paient mieux d’emblée. Ils sont moins recherché par la plupart des dessinateurs car moins “reluisants”. Storyboadeur par exemple, ou mate painter pour ceux qui sont vraiment bon en hyperréalisme,la pub paie bien aussi mais ça n’est pas mon domaine, je n’y connais rien.
    Bon courage à toi.

  3. Ziphey says:

    Bonjour Stéphanie,

    J’ai beaucoup aimé ton témoignage, les anecdotes, et aussi ton point du vue sur le métier. Etre humble est aussi primordial et savoir se remettre en question, accepter les critiques, surtout venant de la part de professionnels qui n’ont à nous prouver sinon à nous conseiller pour notre bien. Je désire aussi en faire un métier, mais aussi j’aimerais avoir ton opinion et quelques tips si j’ai envie de former un duo avec un autre graphiste pour une BD par exemple et par quoi je pourrais commencer, faut il passer des annonces? Je ne le pense pas, c’est plus subtile…Donc si tu as quelques suggestions je suis preneur.

  4. grainedepluie says:

    Hello Ziphey

    C’est assez inhabituel en france de travailler à plusieur dessinateurs sur une BD. mais si c’est pertinent, pourquoi pas. Pourquoi as-tu besoin d’un autre graphiste exactement?
    Tu peux passer une annonce, sur le site de CAFESALE par exemple, puisqu’il est extrèmement actif.
    Il faut vraiment que tu prennes le temps de trouver quelqu’un avec qui tu t’entendes parfaitement, puisque le travail sur une BD est très très long et gébnérateur de tensions lorsque l’un travaille plus vite que l’autre par exemple ou que les deux ne s’écoutent pas.
    Pour trouver quelqu’un , il te faudra d’abord un bon scénar et un bon pitch pour attirer quelqu’un de talentueux. voilà. Si tu m’en dis plus je pourrais surement mieux te conseiller
    ++

  5. Antonio San Esteban says:

    Bonjour,

    Je dois tout d’abord vous remercier pour la qualité de votre travail, mais plus particulièrement pour m’avoir fait découvrir sous un angle nouveau, la passion qui vous anime.
    Merci tous tous vos précieux conseils, et je me prend à rêver que peut-être, un jour, je pourrai dessiner. J’ai 50 ans passés, et la découverte de votre site a pour moi le gout des catalogues de noël de mon enfance, mais à l’inverse de ceux-ci où je ne savais pas où portait mon choix, je sais enfin ce que j’aimerais comme cadeau : dessiner comme vous.

    Merci encore

    Cordialement

    • grainedepluie says:

      Il n’est jamais trop tard Antonio. L’important c’est l’envie et la ténacité. Tout le reste n’est que fioriture :)

  6. audrey says:

    Merci pour ce texte!ce n’est pas la premiere fois que je le lis,quand j’ai un coup de déprime,ou de découragement je reviens vers ce texte et ça me redonne du courage et de l’envie!
    Quand on démarre c’est le plus difficile, et surtout quand on en viens à devoir chercher un job alimentaire a coté.Faut être tenace!
    encore merci Stéphanie.

  7. cécile B says:

    je suis tombé sur cette page par hasard mais je regrette pas du tout ; j’étudie sur une formation de dessinatrice, illustratrice et ton texte ma permis d’y voirs claire pour l’avenir .
    J’ai également un projet personnel : c’est de réaliser mon propre manga
    donc si tu as des conseille a me donné je suis preneuse ^^

  8. Stéphanie J. says:

    Bonjour,

    Je souhaiterais devenir illustratrice. J’ai une formation de type beaux-arts et j’ai déjà travaillé dans l’infographie.
    J’aimerais connaître ton quotidien pour savoir exactement en quoi consiste ton métier, concrêtement, au jour le jour.

    Merci pour ta réponse,

    Stéphanie.

    • grainedepluie says:

      hello Stephanie

      Le quotidien d’un illustrateur est très dur à décrire car il n’y a aucune journée type.
      Par exemple, dans mon cas, j’ai la chance d’avoir des commandes régulières et, suivant que je travaille pour la france ou l’étranger je me cale sur les deadlines correspondantes. Si je travaille plutôt pour les états unis, ma deadline est à 2 h00 du matin. ça ne me dérange pas, je suis un oiseau de nuit. Je ne commence pas ma journée de travail avant fin de matinée au plus tôt, car il n’y a personne pour me répondre si j’ai une question. A moins que je sois dans une ligne droite pour finir un travail, auquel cas, je bosse sans me poser de questions.
      En fait je suis libre de m’organiser comme bon me semble puisque je travaille à domicile.
      Cela étant, je connais des illustrateurs qui partagent un atelier, en dehors de chez eux, ce qui les oblige à mieux structurer leur temps de travail.

      Après il y a d’autres branches dans l’illustration qui font que l’on est obligé de travailler différemment. Si tu travailles pour une boite de jeux vidéos ou de dessins animés, il faut être sur place la plupart du temps. Les cadences sont différentes et il faut être très réactif.
      C’est pareil pour la pub, les commanditaires ont besoin de savoir que tu travailles pour eux à 100% , du coup les échanges fusent toute la journée et il ne faut pas être étonné de revenir sur son travail très souvent.

      Tous ces exemples partent du principe que tu as déjà du travail.
      Dans le cas contraire, il faut démarcher, envoyer des dossiers, construire son dossier, le déconstruire, se remettre en question et s’accrocher. C’est beaucoup plus dur de structurer une journée lorsqu’on a plus d’envies que de travail.

  9. C! says:

    Je suis tombée par hasard sur ton blog (en fait, je faisais une recherche sur les pinceaux à réserve d’eau ,)), je suis tombée en arrêt devant tes illus pour Buffy (rhaaa, et dire que les générations qui arrivent ne connaissent pas cette série!) puis sur cet article. Je trouve abérrant que ta profession ait du mal à vivre décemment. C’est vrai, certains s’étonne du coût d’une illu mais c’est sans compter toutes les recherches avant, les croquis, brouillons, et ratés… et la réflexion derrière! J’ai l’impression qu’il n’y a pas de 9 – 17h dans ce métier ,) Bien dommage que beaucoup de talents galèrent ainsi. En tout cas, c’est un vrai régal pour les yeux ton travail, cela me donne encore plus envie de continuer mes expérimentations à l’encre :)

  10. guillaume says:

    bonjour.
    Ces illustrations sont vraiment belles, pour commencer!
    J’ai quelques petites questions j’espère, que vous pourrez éclairer ma lanterne.
    j’ai écrit et illustré un conte pour enfant environ 70 pages ( texte a gauche illustrations a droite.
    Ce dernier est terminé. Je ne connais absolument pas le monde de l’édition mais j’aimerais voir mon conte allé le plus loin possible.
    comment ça ce passe??
    Faut il que je me présente? est ce que le fait de protéger texte et dessins peut paraitre prétencieux?
    et au niveau de la rémunération… j’aimerais vraiment savoir comment ça fonctionne..(si ça marche)
    est ce qu’ont vend l’ouvrage à l’éditeur? est ce que ça dépend du nombre de ventes?
    en gros comment ça marche la rémunération d’un illustrateur?
    je veut pas faire ça pour l’argent mais je ne veut pas le donner non plus et je n’ai vu de réponse nul part. je suis prêt a dessiner et écrire sans relâche si j’ai une petite chance d’en vivre.
    merci d’avance.

    • grainedepluie says:

      Ta question est vraiment compliquée mais elle est aussi totalement exemplaire…
      Beaucoup d’auteurs débutants pensent pouvoir ou devoir présenter un projet “clef en main” à un éditeur. Fini et propre, ils s’imaginent que ça passera mieux.
      C’est hélas rarement le cas.
      Un éditeur veut souvent pouvoir discuter du projet avant sa mise en chantier. C’est pour cela qu’en général, on présente une ébauche, composée d’un pitch de quelques lignes, accompagnée d’un résumé et de quelques pages d’exemple.
      Protéger textes et dessin ne sert pas à grand chose de mon point de vue mais libre à toi si tu as un concept vraiment original de faire les démarches pour le protéger.

      Les tarifs pour les livres Jeunesse, je ne les connais pas. Ils sont de toute façons à négocier, en avance sur droit j’imagine. plus l’éditeur sera gros plus tu pourras avoir une meilleure rémunération.
      En france, le droit d’auteur est sacré. On ne vend jamais un ouvrage sans droits d’auteur.
      Par contre on est, le plus souvent, payé en avance sur droits. ça veut dire que l’éditeur va t’avancer une somme que tu va d’abord rembourser grâce au pourcentage de tes droits d’auteurs avant de toucher quoique ce soit de plus.
      On ne rembourse pas d’argent si le livre ne se vend pas bien sûr.

  11. guillaume says:

    bonjour.
    merci pour ces reponses j’espere pouvoir quand même aller jusqu’au bout avec mon ouvrage finit, ça me ferait de la peine de devoir y renoncer mais en tout cas je saurais pour la prochaine fois. J’imagine que c’est pareil pour la bande dessinée?
    Si mon projet ne fonctionne pas j’irais vers l’auto edition.
    Merci beaucoup pour ces conseils precieux, j’y vois plus clair maintenant.
    bonne continuation.
    peut être a bientot si une question dans ma tête ne trouve pas sa reponse.
    encore merci.
    guillaume.

  12. Bonjour,
    J’ai 40 ans, je suis passionné de BD et je rêve de devenir pro.(je suis éduc. pour l’instant)
    J’ai fait parvenir un projet d’album aux éditeurs il y a quelques semaines. J’aurais voulu avoir ton avis sur l’aspect graphique (entre autres).

    Les planches et une partie du dossier de presse sont visibles sur le blog.
    N’hésites pas à y aller franco. Je ne suis pas susceptible et je ne demande qu’à progresser :-)
    J’ai vraiment besoin d’avoir des retours de professionnels à l’heure qu’il est.
    Merci d’avance et félicitations pour ton travail qui est remarquable.

    Coordialement,

    Olivier

  13. Marc Monray says:

    Hello à toi !

    Comme quoi flâner un temps de pluie sur internet peut se révéler bien profitable…! Je ne connaissais pas ton travail et voila que c’est fait et ..Quel travail ! Tu apportes une touche n’ayant pas son pareil surtout ( et entre autre!) dans un Univers aussi guerrier et ” Testéroné ” que
    celui de la Marvel !!

    Merci de nous transporter l’espace d’un battement de cil sur tes merveilles

    Milles Merci aussi pour ta générosité et tes conseils si positifs sur le métier d’illustrateur…Après des années à travailler pour les autres j’avais envie de montrer les images et histoires me réveillant la nuit…Tu m’as redonné ce petit chatouillement des doigts, ce petit besoin de sentir l’odeur du bois des crayons graphites, cette envie d’entendre ce même crayon “chanter” sur le grain du papier…

    Woow j’en deviens lyrique !!

    Je te souhaite de belles choses et des aventures artistiques sans fin…

    J’espère un jour pouvoir te montrer mes modestes créations pour avoir ton avis…oui, je sais…Au Travail !!

    Domptons le” Jockey Sombre” de la Procrastination !

    Un “Merci! “de plus et…A Bientôt !

  14. Pit Dessin says:

    Continue le bon boulot Stéphanie.
    Je repasserai de temps en temps pour voir tes dernières illus.
    ;)

    -Pit-

  15. corentin says:

    Bonjour Stéphanie,

    Je me lance tout juste dans le monde de l’illustration et je souhaiterai illustrer des couvertures de comics.

    Pourrais-tu me dire combien te pay marvel pour la réalisation d’une couverture s’il te plait?

    Merci.

  16. Sophie Leta says:

    Ahah! je suis tombée par hasard sur votre blog, je suis illustratrice jeunesse pour ma part, avec un soupçon de BD (et un peu graphiste à mes heures perdues, parce que ça paie mieux que l’illus!), merci pour cet article fort vrai ma foi!

    “Si l’on veut réussir à en vivre décemment, il ne faut pas compter les heures, les remises en questions, ou les années de galère (6 en moyenne).”

    ça me rassure, je suis dans la moyenne! :D

    • grainedepluie says:

      Merci Sophie.

      Je suis passée voir ton blog, c’est très beau, très sensible.

    • Sophie Leta says:

      Oh merci! Je te retourne le compliment, et puis quelle technique! Et tout mes voeux de réussite dans notre beau métier, dur, mais tellement passionant! ;)

  17. annie billant says:

    bonjour stéphanie,
    un grand merci pour votre témoignage qui m’encourage: j’ai 58 ans, celà pour Antonio, et termine une formation avec une école en ligne; je travaille sur mon book, et je constate que vos propos corroborent ce que mon école me dit; j’ai toujours dessiné, et même si le métier est précaire, j’aime me lancer des défis propres à mes envies, c’est le jeune enfant que j’aimerais attirer et , comme je vis ds une région où, semble-t- il il y a pas mal de salons du livre pour la jeunesse ( la bretagne); ce qui me fait vs écrire, c’est la question sur le nombre de projets qu’on me demande de constituer, entre 10 et 20; je trouve cela énorme, non? qu’ en pensez-vous?
    bien cordialement

    • grainedepluie says:

      je ne comprends pas bien. Qui vous demande de constituer autant de dossiers ?
      Quoi qu’il en soit, je trouve cela tout à fait disproportionné. Je suis peut être naïve mais je pense que les bons projets demandent du temps et de l’attention. Aucune chance que ce genre de démarche soit fructueuse, même si à titre personnel cela vous apportera surement un peu d’expérience … de montage de dossier.

  18. annie billant says:

    annie
    merci pour votre réponse; à vrai dire, je veux présenter des illustrations pour un jeune lectorat, et ne creuse qu’un seul vrai projet qui me tient à coeur; ce qui m’ennuie pour l’instant, c’est de dire ou pas, dans le book, mes choix de techniques et matières; est-ce vraiment le rôle du book, commme me le suggère un graphiste qui me conseille?merci pour votre avis, mon école en ligne est “lignes et formations” à Paris

  19. grainedepluie says:

    pareil, pas pertinent. certains éditeurs peuvent encore être un peu réfractaires à une technique digitale par exemple, mais la plupart d’entre eux sont surtout concernés par le résultat final.
    pour ma part, je pense que mon travail parle et doit parler pour moi. Si on me demande des précisions, je les donne de bon cœur mais je n’écris pas de romans en amont.

  20. Fernando says:

    J’ai vu ton blog et je suis curieux de savoir si il ya un livre qui parle de l’univers de l’illustration en France. J’aimerais bien un titre, est de donner à une personne. Désolé si mon français est mal orthographié, mais je le connais bien

    • grainedepluie says:

      bonjour Fernando

      Il y en a certainement mais je n’ai pas de titre à te donner malheureusement. Cela étant, si il n’y en a pas, c’est une idée à creuser que je prends le risque de t’emprunter ^^

  21. Meishali says:

    Lire ces lignes ça m’a fait du bien, et ça m’a replacé sur le bon chemin, j’ai envie de dire. Je suis Meishali ^o ^, actuellement pas encore sorti du lycée, et je n’ai envie que d’une chose, bosser dans l’illus plus tard.
    J’ai jamais pris un cours de ma vie, j’ai toujours été véritable autodidacte, et pourtant, je l’envisage sérieusement après le bac.
    Cependant, mes secondes épreuves du BAC arrivent à grand pas, et je souffre actuellement d’un sacré manque de confiance en moi. Je suis incapable de finir un seul dessin, que ce soir sur le PC ou dans mon sketchbook, et impossible de savoir si c’est dû à l’approche de la fin de l’année (le deuxième trimestre est fini jeudi?!) ou si je commence à réaliser que peut-être, tout ce travail, ce n’est pas fait pour moi. Je vois, aussi, mal ma place ailleurs, puisque, à part les crêpes, je suis un véritable bon à rien. ( mais ce n’est pas un choix par défaut! )

    Des conseils pour me botter le derrière et me concentrer sur un dessin, au lieu d’en commencer une centaine et d’en finir dix sur le tout?

    • grainedepluie says:

      Etre autodidacte n’empêche pas de devenir illustrateur mais par contre il est possible que cela retarde ton évolution dans la mesure ou tu n’as pas de personnes autour de toi pour juger froidement ton travail sur ses qualités un iquement et te pousser à repousser tes limites. Le processus est plus lent lorsque l’on est seul.
      Je te conseillerai de t’inscrire aux cours du soir de l’école d’art la plus proche de chez toi.
      Tu peux aussi aller demander des conseils sur ton book aux auteurs sur les salons.
      En tant qu’auteur, ça ne me dérange pas si les conseils ne sont pas reçus comme des critiques personnelles.
      Sinon, encore une fois, le site http://www.conceptart.org est un bon point de départ pour se fixer des objectifs plus ou moins ambitieux. Il y a les illustrations of the week, ou character of the week, qui te permettront d’avoir une image finie en une semaine. Ils font aussi du tutorat (payant) et il y a les spartian camps.
      Bref, à fouiller.

      bon courage à toi

  22. Noda says:

    bonjour, je suis tombée par hasard sur ton site et je dois dire que je suis tombée sous le charme des tes illustrations. Mon rêve est de travailler dans l’illustration pour enfants/adolescents. Sais-tu si l’existe des concours d’illustrations également? on trouve peu d’informations à ce sujet sur le net?
    Je m’interrogeais également sur ta technique, notamment la colorisation? qu’utilises- tu pour les réaliser?
    Très bonne continuation

    noda

    • grainedepluie says:

      il existe quelques concours d’illustration. Je ne les connais pas plus que ça. Il me semble que cela reste anecdotique. Toutefois, le concours annuel du salon du livre de Montreuil me semble le plus intéressant en terme de retombées. évidemment il faut avoir de l’affinité pour l’avant garde de l’illustration. Il me semble que Bolognafiere, le salon de Bologne en a un aussi. Il doit y en avoir un peu partout, ponctuellement mais je ne suis vraiment pas la bonne personne pour ces questions car ma démarche n’est pas celle d’un artiste qui désire voir son travail exposé à tout prix. Je suis plutôt un genre d’artisan qui veut vivre de son travail.

      Enfin, ma technique n’a rien de vraiment particulière, Je peins à la tablette graphique, avec le logiciel photoshop et beaucoup de patience. Je ne colorise pas vraiment mes images, je les construit en intégrant la couleur dès le début comme pour la peinture classique en somme.

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