Pause Matos
November 18, 2010 in tutoriels
En dédicace, cela fait des années que je fais des curieux, voire des envieux avec le matériel que j’utilise et qui pourtant n’a rien d’inédit.
Je me suis dit que cela pourrait être intéressant que je vous parle un peu des outils que j’utilise lorsque je dessine et que je peins directement sur papier.
1: Le papier: Le papier est primordial. Changer de papier c’est comme changer entièrement de technique. Certains boivent, d’autres boulochent, certains n’aiment pas être gommés: c’est sans fin. Pourtant tous ont des qualités adaptées à la technique que l’on utilise.
Pour ma part j’ai choisi un papier fabriqué près de chez moi, de la marque LANA, gamme Lanaquarelle en 300g, grain satiné. C’est un papier à base de coton, pressé à chaud, qui supporte très bien d’être gommé et regommé et qui accepte très bien encre, aquarelles et feutres. Un vrai bonheur.
Pour moi c’est un peu le Graal des papiers. Je le trouve au géant des beaux arts.
2. couleur : Je n’utilise quasiment que de l’aquarelle pour le dessin sur papier. De l’aquarelle de marque Shmincke pour être précise…
Après avoir peiné des années avec de la Windsor et Newton de base, j’ai acheté par hasard un godet de shmincke. Quelle révolution ! C’est une matière tellement plus souple et agréable à travailler, presque comme de l’aquarelle en tube.
J’ai une petite boite de 12 godets (que j’ai un peu tassés pour y insérer 2 godets de plus), qui me suffit amplement en faisant de judicieux mélanges. Je ne dit pas que je ne fantasme pas sur une bien plus grande boite, mais ça reste du luxe superflu.
Ma petite boite va partout. Je peux l’emmener dans une poche de pantalon ou de mon sac, elle ne pèse presque rien.
vous pouvez en acheter ici par exemple
Pour le reste de mes couleurs, lorsque je veux rajouter un effet dramatique à mes fonds, je rajoute un peu d’encre de chine ou Waterman à mon aquarelle, en dernier moment.
L’aquarelle est l’encre n’ont pas la même densité et ont tendance à lutter pour l’espace , ce qui donne des fonds très dramatiques et vivants.
3 Pinceaux:
Lorsque l’on fait de l’aquarelle ou de la peinture en général, les pinceaux sont importants, c’est vrai. Personnellement, je dois prendre en compte une ou deux variables de plus que la plupart des gens.
Je suis maladroite et je suis paresseuse. Comprenez : Donnez moi un gobelet plein d’eau et je le renverserai sur la feuille ET ça m’ennuie vraiment trop de nettoyer mes pinceaux. Ils finiront donc le poil courbé, écrasé au fond d’un verre non vidé mais dont l’eau se sera tout de même évaporée.
Lorsque j’ai commencé les dédicaces, je me suis trouvée également confrontée a la qualité tout à fait inadaptée du papier glacé des bandes dessinées. Il fallait travailler vite , en une seule fois si possible.
C’est pour toutes ces raisons que j’ai commencé à utiliser des pinceaux à réserve d’eau.
Cela faisait déjà un certain temps que j’utilisais les feutres pinceaux Pentel qui permettaient le confort d’un stylo avec le délié d’un pinceau.
Et c’est chez Pentel que j’ai découvert mes premier pinceaux à réservoir d’eau.
Le temps passant, j’ai fini par changer pour la marque Kuretake, parce qu’elle propose 4 formats de pinceaux différents.
Cela étonne beaucoup ceux qui me regardent dessiner que le même “stylo” fasse toutes les couleurs ^^. Pour moi c’est juste l’outil indispensable.
4: le Smudgeguard.
Ma découverte la plus récente en matière de matériel, c’est le smudgeguard. Un gant de travail qui ne prend que le petit doigt et le coté de la main qui touche le papier.
En aquarelle, son avantage principal, c’est d’empêcher le très léger dépos graisseux qu’une main laisse inévitablement. Lorsque l’on pose sa main sur le papier, on y laisse une fine couche, qui reste invisible jusqu’à ce que l’on essaie d’encrer ou de mettre de l’aquarelle dessus : l’huile repousse l’eau , c’est bien connu hélas.
Par ailleurs, le smudgeguard, pour les mêmes raisons, est aussi très utile pour l’utilisation de tablet pc (ou de Cintiq pour ceux qui voient ce que c’est).
Et dans une moindre mesure, il limite l’estompe du crayon.
Voilà, vous savez tout, ou presque.
Pour le reste évidemment, c’est à dire tous mes boulots professionnels, ma tablette me suffit.


















































Genèse d’une image – seigneur Sith
March 3, 2009 in character of the week, tutoriels
Voici donc le premier article de la série “genèse d’une image”… Je le faisais déjà, mais disons que là, ça va être un peu plus costaud.
Avant tout, je tiens à dire une chose importante, c’est qu’en art rien ne se crée à partir du vide… aucune “oeuvre” ne nait vierge de toute influence; être illustrateur veutdire connaitre ses influences et connaitre le langage des images….
Bref.
Cette semaine, le sujet de “character of the week” était “seigneur Sith féminin”. Un méchant de Star wars donc.
Avant de commencer à dessiner j’ouvre quelques uns de mes livres de ref. 4 références m’inspirent et vont m’aider à créer mon image…
Une image de Mathieu Lauffray, une page de l’encyclopédie médiévale de Violet-Le-Duc, une autre de l’encyclopédie visuelle du vêtement de Pépin Press et enfin une couverture de Blade par Marko Djurdjevic
So… here comes the first post of the “picture genesis” folder. I was already doing that kind of posts, but this time, it’s gonna be a bit denser.
First thing to know is that in art, nothing is created from scratch, no artwork is born influence free; and being an illustrator means knowing ones influences and pictures’ langage.
This week, the “character of the week” thread was female sith lord: bad girl from “star wars universe” so.
Before starting to draw, I open a few of my references books. 4 pictures seem interesting for this subject. I am gonna keep tem in mind .
Here they are: A picture of Mathieu Lauffray, a page of Violet-Le-Duc’s medieval encyclopedia , an other one from the pepin press’s costume book and finaly a Blade cover by Marko Djurdjevic.
je commence mes crayonnés . Je cherche une tenue à la fois classe, à peu près sobre et qui permette des mouvements amples afin de pouvoir se battre avec un sabre… pas de robe, les poignets dégagés. Sexy sans en montrer trop.
Je cherche également une position qui invoque une menace et une détermination sous jacente.. comme dans les arts martiaux où les combattants de haut niveau sont très conscient de leur puissance sans avoir besoin de faire un milliard de mouvement. Un seul suffit du moment que c’est le bon.
je rejette le premier rough, il fait trop guerre des planetes et je préfere les compos faciales, doncje fais une premiere mise en couleur rapide où je place les lumieres générales.
I start drawing. what I am looking for is a costume classy , a bit sober, allowing large moves in order to be able to fight with a lazer saber: no dress, forearms freed….and sexy without showing a lot.
I am also looking for a position implying threat and determination, As in matial arts where high levels fighters are very aware of their own strenght without doing a lot of moves. A single one is enough if it is the right one.
I chose the second rough, the first one was too cheesy and I prefer facial compositions anyway, and I try a first color atmoshere.
Je commence une mise en couleur que je vais rapidement trouver trop sombre, ça manque de puissance et ça ne va pas en s’améliorant, bref, au bout de plusioeurs étapes j’ai une image quasi-finie mais qui ne me plait pas.
After working a bit on my picture, I start to find it too dark and strenghtless and it doesn’t improve with time.
after a few steps, I get an almost done and very boring picture
C’est là que travailler en numérique me sauve la vie. Je prends donc un virage radical. Je décide de lui rabattre son capuchon et de changer la position de son visage. Voilà donc la fameuse expression dite du “regard par en dessous qui pétrifie”. J’éclaircis le fond et en profite pour lui faire passer le visage en contre jour, à la fois pour la dramaturgie et pour la compo.
j’obtiens ainsi une masse fonçée sur ton clair… graphiquement, c’est plus efficace. Je recadre également mon image pour la laisser respirer et pouvoir rajouter les débris volant autour d’elle ainsi que le logo de l’ancien empire Sith dans le fond, en incrustation. Le rouge va m’aider à booster mon image et va soutenir les autres couleurs, plus ternes.
here is where painting digitally makes life easyer. I decide to change the face of my sith lord, pool her hood down, and give her the bejita (dragonball z) expression. I light the background up and make her more backlighted, for the drama and the compositioon.
This way, I get a dark figur on a bright backgroud. graphically, it’s more effective. I resize also my picture, in order to let it breeze and to have some place for flying fragments and for the old sith empire logo.
I’ts red will help to support the general color scheme .
et au final, après peaufinage, la voilà
And after cleaning; here it is.
Tags: comment peindre en peinture numérique, sith lord, techniques et méthodes
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